Archives de
Catégorie : Au quotidien

Arrivée à Dijon

Arrivée à Dijon

12 février 2020

Rue de Dijon
Rue de Dijon, 11 février 2020

Me voilà enfin à Dijon, dans la location Airbnb au mois que je nous ai dégotée ! Par souci d’économie de place, je n’ai pas emporté avec moi mon Reflex. Pardonnez donc la qualité médiocre des photos prises avec mon téléphone portable.

La location est spacieuse, surtout pour le tarif demandé. Il s’agit d’un deux pièces avec salon et coin cuisine, chambre, salle de bains et toilettes séparées. Du grand luxe par rapport à Paris ! L’endroit est un peu frisquet surtout pour moi, mais j’ai fait en sorte d’apporter des vêtements chauds et des sous-vêtements thermiques UNIQLO avant de partir. En cas de refroidissement plus intense, je pourrai toujours dégainer la couverture chauffante et je ne m’inquiète donc pas trop.

Le quartier est calme et nous nous trouvons à proximité d’un supermarché ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre, ce qui est pratique pour un noctambule tel que Thomas.

Nous sommes partis hier en début d’après-midi, un peu inquiets car notre plaque d’immatriculation avant venait de tomber et nous l’avions réparée à l’aide de vis et non de rivets, ce qui nous faisait encourir une amende et, dans le pire des cas, un retrait de carte grise. Le risque de nous faire arrêter par la police nous semblait faible, et tous les garages étant fermés la veille de notre départ,nous n’avions pas eu d’autre choix. Mais après quelques mètres, voilà qu’un véhicule de police commence à nous pourchasser, nous intime l’ordre de nous arrêter et de couper le contact, puis de descendre de la voiture. Thomas, sous le choc, ne comprend plus un mot de ce que disent les policiers.

Après avoir été fouillée, dépossédée de ma bombe lacrymogène, questionnée sur tous les plans – rapports avec le propriétaire de la voiture, antécédents judiciaires, contenu de mes bagages – les policiers ont fini par me rendre mes papiers en expliquant qu’il s’agissait d’une erreur et qu’un témoin venait de nous dénoncer en disant que nous avions volé la voiture… Étrange, alors que les vingt minutes précédentes avaient été passées à charger nos bagages dans le coffre, ce qui ne doit pas faire partie des habitudes des voleurs de voitures ordinaires.

Cette mésaventure passée, nous sommes repartis en retard mais avons tout de même fait en sorte de passer voir mon père dans l’Yonne, qui nous avait cuisiné des crêpes.

Rues de Dijon, février 2020
Rues de Dijon, février 2020

Aujourd’hui, nous avons profité du beau temps pour visiter la vieille ville. Je suis particulièrement emballée par l’architecture, qui ne se limite pas à une ou deux rues mais couvre une large zone de Dijon. Les bâtiments ont un charme indéniable, et les allées marchandes ainsi que les magasins ne sont pas gorgés de monde. J’espère vraiment pouvoir habiter ici sur le long terme.

Nous nous sommes rendus à Coffee & Muffin ou nous avons dégusté boissons chaudes au lait de soja et pâtisseries, mais l’endroit ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Le comptoir et la vitrine n’étaient pas d’une propreté très exemplaires, ce qui m’a laissé une impression mitigée malgré la sympathie des gérants. L’endroit avait cependant ses habitués et avons pu discuter avec deux jeunes femmes plutôt sympathiques dont le caractère venait démentir la réputation froide et hautaine des Dijonnais dont il est souvent question sur internet.

Maison à Colombages de Dijon, 11 février 2020
Maison à Colombages de Dijon, 11 février 2020

Quant à moi, j’ai envoyé aujourd’hui quelques candidatures pour des postes de développement. J’espère que celles-ci porteront leurs fruits !

Le départ se précise

Le départ se précise

Quelques nouvelles depuis l’article « un vent de changement ».

Premièrement, l’entreprise Troyenne qui, je le croyais, m’avait snobée, a finalement décidé de me recontacter et m’a proposé un entretien que j’étais presque sure de réussir. Mais mon frère m’a mis en garde contre Troyes, où il a vécu quelques mois lorsqu’il travaillait pour les Compagnons du Devoir. Il a insisté sur le froid insupportable de la ville et la population assez peu sympathique.

Après en avoir discuté avec Thomas et Océane, cette dernière n’est pas sûre de rester à Troyes dans les années à venir. Si elle rencontre quelqu’un qui vit ailleurs, elle déclare pouvoir déménager. Nous avons donc renoncé à venir dans sa ville, qui n’offre pas un bassin d’emploi très conséquent, et avons opté plutôt pour Dijon. Océane a d’ailleurs évoqué l’idée de nous y rejoindre un jour, ce qui serait très bien.

J’ai envoyé quelques candidatures, ai reçu des propositions d’entretien, et finalement, j’ai cassé ma tirelire pour m’acheter une réservation au mois sur Airbnb. Ne pouvant louer sans CDI, cette option me semble être la meilleure, même si les appartements « de vacances » me reviendront plus cher qu’un appartement classique. Dès que je le pourrai, je louerai mon propre appartement. J’espère simplement gagner assez pour pouvoir financer seule un petit trois-pièces, le temps que Thomas se trouve un boulot.

Les salaires dans le développement Web sont eux aussi drastiquement plus bas qu’à Paris (l’un dans l’autre, avec le prix des loyers, on s’y retrouve, heureusement).

Départ prévu le 10 février, avec seulement quelques affaires. Mes années de minimalisme vont faciliter les choses, mais il est toujours plus compliqué de voyager en hiver, les vêtements prenant plus de place.

J’ai dû investir dans un petit ordinateur portable, le gros restera à Paris le temps d’avoir mon appartement doté d’un bureau. Il en ira de même pour mon casque de réalité virtuelle, dont je profite actuellement au maximum, entre deux révisions d’Angular et trois cours de conduite (je dois écouler mes dernières heures avant de quitter Paris).

L’idéal serait de ne revenir qu’une fois, pour récupérer mes dernières affaires, et d’en finir avec Paris.

 

Un vent de changement

Un vent de changement

Parc Monceau, janvier 2020
Parc Monceau, janvier 2020

Je n’ai jamais été une tenante des bonnes résolutions du nouvel an, souvent trop ambitieuses pour être tenables. Je préfère généralement m’en tenir à des efforts moindres, mais réguliers tout au long de l’année. Cependant, il m’arrive aussi parfois d’être prise d’un élan de motivation me poussant, indépendamment des arbitrarités du calendrier, à entreprendre des changements drastiques. C’est ce qu’il s’est passé en 2017, et si, depuis cette date, ma vie a pris un tour nouveau radicalement positif, notamment sur le plan professionnel et amoureux, il me reste des changements à entreprendre pour être satisfaite de ma situation.

A vingt-huit ans, marché du travail et loyers parisiens obligent, je n’ai toujours pas mon propre appartement. Par ailleurs, mon rêve, depuis longtemps, a été de quitter cette capitale sale, surpeuplée et bruyante que je n’ai jamais aimée. La campagne m’a toujours bien davantage attirée, et les prix du logement encouragent cette préférence.

Depuis que les choses se sont réglées avec Océane fin décembre, quitter Paris est devenu envisageable. Je parcours donc régulièrement les sites immobiliers et les offres d’emploi de la ville de Troyes où habite cette dernière. Vivre là-bas permettrait à Thomas de continuer à la voir régulièrement, ce que je souhaite, car c’est son amie la plus proche et il s’est éloigné d’un bon nombre de connaissances ces dernières années. Hélas, les postes à pourvoir dans le domaine du développement web ne sont pas légion, et le seul qui m’intéressait, pour lequel j’ai refait mon portfolio de fond en comble et rédigé la lettre de motivation la plus sincère et enthousiaste de ma vie, n’a pas répondu à ma candidature.

Après une semaine d’attente et une relance, je dois me rendre à l’évidence : je ne serai pas prise, malgré mon profil adéquat en tout points. Peut-être que le fait d’habiter à Paris a rebuté l’employeur (pourtant, j’étais prête à déménager du jour au lendemain, quitte à vivre temporairement dans un foyer jeunes travailleurs ou même à louer une chambre dans un hôtel), ou peut-être aussi mon ancienne entreprise leur a-t-elle dit du mal de moi : ils m’avaient promis qu’ils ne feraient que me recommander chaudement, mais Thomas s’est moqué de ma naïveté quand j’ai prétendu leur faire confiance. Quoi qu’il en soit, qu’à cela ne tienne : je vais continuer à postuler. Malheureusement, mon travail ne sera pas du front-end, mais tant pis, ma seule priorité en ce moment est de déguerpir de cet appartement insalubre dans lequel la cohabitation avec les autres occupants est difficile…

J’ai recommencé à me coucher et à me lever plus tôt. Pendant des mois, mon rythme de sommeil a été extrêmement chaotique. Je n’ai pas vu le jour pendant des semaines, me levant parfois à vingt-deux ou vingt-trois heures et gardant les rideaux tirés le matin pour ne pas voir le soleil se lever, lui qui me ramenait trop à l’angoisse de ne pas dormir. Le pire moment a été aux environs des deux semaines autour de Noël : je me suis retrouvée dans un état de nervosité extrême qui m’empêchait presque totalement de dormir. J’ai passé trois nuits totalement blanches, ne me recouchant pas ensuite, et les autres jours, je ne fermais l’œil que quatre ou cinq heures au maximum. Je commençais à avoir des craintes sérieuses pour ma santé et je rechignais à user trop souvent de somnifères car je souhaitais éviter l’accoutumance.

Je me lève depuis plus d’une semaine bien avant les autres, et je me suis mise à réviser des notions de back-end sur OpenClassrooms, pour me remettre à niveau et avoir les meilleures chances possibles d’être embauchée en province. J’ai masqué tous mes vieux projets sur GitHub, et je souhaite désormais n’y publier que du code présentable et récent.

Ces nouveaux horaires me permettront peut-être également de me remettre à mes cours de conduite, malheureusement très coûteux. J’aimerais réussir à passer le permis bientôt, mais je manque totalement de confiance en moi dans ce domaine. Les personnes qui savent conduire me paraissent être des génies, et j’ai parfois l’impression que je n’y parviendrai jamais. Les longues interruptions dont a été entrecoupé mon apprentissage ont surement joué dans ma régression.

Bref, j’espère que cet élan de motivation durera, et peut-être qu’écrire ici, en parlant de ma progression vers mon objectif, me permettra de l’atteindre plus facilement.

Découvertes de 2018 (Films)

Découvertes de 2018 (Films)

2018

Films (31)

  • 18/11 : Maniac (1980) de William Lustig – 3/10
  • 09/10 : Living on One Dollar (2010) de Zach Ingrasci – 6/10
  • 04/10 : Hostiles (2018)  de Scott Cooper – 7/10
  • 30/08 : Subway (1985) de Luc Besson – 3/10
  • 16/08 : Nikita (1990) de Luc Besson – 1/10
  • 14/08 : Le Juge et l’Assassin (1976) de Bertrand Tavernier – 4/10
  • 13/08 : Un mauvais fils (1980) de Claude Sautet – 6/10
  • 12/08 : Tchao Pantin (1983) de Claude Berri – 8/10
  • 30/07 : Morse (2008) de Tomas Alfredson – 5/10
  • 27/07 : Série noire (1979) de Alain Corneau – 7/10
  • 24/07 : Shutter Island (2010) de Martin Scorsese – 8/10
  • 08/07 : L’Exorciste (1973) de William Friedkin – 6/10
  • 26/06 : Le Silence des agneaux (1991) de Jonathan Demme – 6/10
  • 26/06 : Moi, Daniel Blake (2016) de Ken Loach – 7/10
  • 25/06 : Lolita (1962) de Stanley Kubrick – 5/10
  • 23/06 : 2001 : L’Odyssée de l’espace (1968) de Stanley Kubrick – 4/10
  • 16/06 : Le Grand Bleu (1988) de Luc Besson – 7/10
  • 05/06 : Taxi Driver (1976) de Martin Scorsesese – 6/10
  • 31/05 : RoboCop (1987) de Paul Verhoeven – 4/10
  • 26/05 : Solo : A Star Wars Story (2018) de Ron Howard – 5/10
  • 29/04 : Ready Player One (2018) de Steven Spielberg – 2/10
  • 26/04 : Dellamorte Dellamore (1994) de Michele Soavi – 8/10
  • 15/04 : Banzaï (1983) de Claude Zidi – 5/10
  • 08/04 : Psychose (1960) de Alfred Hitchcock – 7/10
  • 04/04 : Minimalism (2016) de Matt D’Avella – 6/10
  • 11/03 : La Révolution française (1989) de Robert Enrico – 7/10
  • 26/02 : Paroles de Serial Killers (2010) de Stéphane Bourgoin – 8/10
  • 04/02 : Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (1988) de Robert Zemeckis – 5/10
  • 28/01 : Dracula (1992) de Francis Ford Coppola – 4/10
  • 15/01 : Le Parrain (1972)  de Francis Ford Coppola – 5/10
  • 10/01 : Star Wars : Les Derniers Jedi (2017) de Rian Johnson – 10/01