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Mois : janvier 2020

Un vent de changement

Un vent de changement

Parc Monceau, janvier 2020
Parc Monceau, janvier 2020

Je n’ai jamais été une tenante des bonnes résolutions du nouvel an, souvent trop ambitieuses pour être tenables. Je préfère généralement m’en tenir à des efforts moindres, mais réguliers tout au long de l’année. Cependant, il m’arrive aussi parfois d’être prise d’un élan de motivation me poussant, indépendamment des arbitrarités du calendrier, à entreprendre des changements drastiques. C’est ce qu’il s’est passé en 2017, et si, depuis cette date, ma vie a pris un tour nouveau radicalement positif, notamment sur le plan professionnel et amoureux, il me reste des changements à entreprendre pour être satisfaite de ma situation.

A vingt-huit ans, marché du travail et loyers parisiens obligent, je n’ai toujours pas mon propre appartement. Par ailleurs, mon rêve, depuis longtemps, a été de quitter cette capitale sale, surpeuplée et bruyante que je n’ai jamais aimée. La campagne m’a toujours bien davantage attirée, et les prix du logement encouragent cette préférence.

Depuis que les choses se sont réglées avec Océane fin décembre, quitter Paris est devenu envisageable. Je parcours donc régulièrement les sites immobiliers et les offres d’emploi de la ville de Troyes où habite cette dernière. Vivre là-bas permettrait à Thomas de continuer à la voir régulièrement, ce que je souhaite, car c’est son amie la plus proche et il s’est éloigné d’un bon nombre de connaissances ces dernières années. Hélas, les postes à pourvoir dans le domaine du développement web ne sont pas légion, et le seul qui m’intéressait, pour lequel j’ai refait mon portfolio de fond en comble et rédigé la lettre de motivation la plus sincère et enthousiaste de ma vie, n’a pas répondu à ma candidature.

Après une semaine d’attente et une relance, je dois me rendre à l’évidence : je ne serai pas prise, malgré mon profil adéquat en tout points. Peut-être que le fait d’habiter à Paris a rebuté l’employeur (pourtant, j’étais prête à déménager du jour au lendemain, quitte à vivre temporairement dans un foyer jeunes travailleurs ou même à louer une chambre dans un hôtel), ou peut-être aussi mon ancienne entreprise leur a-t-elle dit du mal de moi : ils m’avaient promis qu’ils ne feraient que me recommander chaudement, mais Thomas s’est moqué de ma naïveté quand j’ai prétendu leur faire confiance. Quoi qu’il en soit, qu’à cela ne tienne : je vais continuer à postuler. Malheureusement, mon travail ne sera pas du front-end, mais tant pis, ma seule priorité en ce moment est de déguerpir de cet appartement insalubre dans lequel la cohabitation avec les autres occupants est difficile…

J’ai recommencé à me coucher et à me lever plus tôt. Pendant des mois, mon rythme de sommeil a été extrêmement chaotique. Je n’ai pas vu le jour pendant des semaines, me levant parfois à vingt-deux ou vingt-trois heures et gardant les rideaux tirés le matin pour ne pas voir le soleil se lever, lui qui me ramenait trop à l’angoisse de ne pas dormir. Le pire moment a été aux environs des deux semaines autour de Noël : je me suis retrouvée dans un état de nervosité extrême qui m’empêchait presque totalement de dormir. J’ai passé trois nuits totalement blanches, ne me recouchant pas ensuite, et les autres jours, je ne fermais l’œil que quatre ou cinq heures au maximum. Je commençais à avoir des craintes sérieuses pour ma santé et je rechignais à user trop souvent de somnifères car je souhaitais éviter l’accoutumance.

Je me lève depuis plus d’une semaine bien avant les autres, et je me suis mise à réviser des notions de back-end sur OpenClassrooms, pour me remettre à niveau et avoir les meilleures chances possibles d’être embauchée en province. J’ai masqué tous mes vieux projets sur GitHub, et je souhaite désormais n’y publier que du code présentable et récent.

Ces nouveaux horaires me permettront peut-être également de me remettre à mes cours de conduite, malheureusement très coûteux. J’aimerais réussir à passer le permis bientôt, mais je manque totalement de confiance en moi dans ce domaine. Les personnes qui savent conduire me paraissent être des génies, et j’ai parfois l’impression que je n’y parviendrai jamais. Les longues interruptions dont a été entrecoupé mon apprentissage ont surement joué dans ma régression.

Bref, j’espère que cet élan de motivation durera, et peut-être qu’écrire ici, en parlant de ma progression vers mon objectif, me permettra de l’atteindre plus facilement.